Clic, clic, clic > je t’ai eu!

À 12h, Muath, le frère de mon beau-frère me rejoint a la porte de Damas face a la vieille ville de Jérusalem. En fait, c’était à 13h parce qu’il a eu un probleme de voiture (ca n’arrive pas que à ma soeur!). Il est photographe pro (sa galerie ici) pour des médias locaux et travaille régulièrement pour l’AFP mais ce n’est pas son unique métier. Il est aussi comptable et travaille dans un supermarché le soir.

La vieille ville de Jérusalem, « c’est chez moi » me dit-il. Je constaterai la vérité de son propos à travers notre promenade photographique dans le bazar. Il saluera alors une personne tous les 100 mètres : d’autres photographes, un ami qui vient d’ouvrir une nouvelle boutique, des commerçants, un mendiant qu’il connaît a force…


En effet, c’est bien chez lui. Et moi en jeune apprenti de la photo, je lui avais propose une petite session ensemble. Il n’a pas hésité! L’occasion de passer un moment privilégie avec lui et d’apprendre des choses en photo. À peine arrivé, il me passe son CANON Mark III avec son objectif 75 – 200mm, un « beau bébé« , comme on dit, et il prendra mon vieux NIKON D90 avec son objectif 18-105mm. J’ai l’impression d’être a Noel et de déballer mon cadeau.

Clic, clic, clic quelques premiers cliches devant « Damascus gate » pendant que Muath parle avec un ami qu’il vient de croiser. Puis il m’emmène à son « spot » préfère. On est vendredi et c’est l’heure de la sortie de la prière de la mosquée Al Aqsa.



Un flow incessant de personnes remonte la vieille ville pour en sortir par la porte de Damas.

« On va faire du portrait »

Je le suis et je commence à prendre quelques clichés. Nous sommes alors sur le coté du flux de personnes dérangeant au passage des passants et des commercants. Après quelques minutes, le spot ne lui parait pas assez bon. Nous avoncons un peu et nous voilà en plein milieu du flux de musulmans sortant de la mosquée : des gens nous passent à droite et à gauche. L’œil dans le viseur de l’appareil et la proximité que crée le zoom me donne l’impression d’être un sniper. Seulement, l’objectif ici n’est pas de tuer, mais de prendre a la volée le meilleur portrait.

Une sensation grisante m’envahit. Concentré dans mon œillet, je ne cesse de bouger et de chercher mon sujet dans la foule mouvante. Le focus du Canon est si rapide ! Rien à voir en comparaison  avec mon Nikon :

Focus, clic

Nouvelle cible, focus, clic

Nouvelle cible, focus, clic

Quel plaisir ! Je multiplie les cliches et le rendu me semble dingue sur le petit écran (comme toujours). J’ai quand même l’impression de gêner en plein milieu comme ca. J‘en parle a Muath et il me dit : « tu sais, le pire ennemi d’un photographe, c’est la peur ».
« Prends ton cliche et tu vois ce qui se passe après.« 

Encore une leçon pour moi. Qu’est-ce qui peut arriver dans le pire des cas que quelqu’un vienne me parler ? Est-ce si grave ?!
Nous continuerons à nous perdre dans la vieille ville avec des arrêts chez ses amis, dans l’église du Saint Sépulcre, dans une tour qui surplombe toute l’enceinte de la ville fortifiée. Muath est un super guide.

À 17h, Muath m’invite chez lui pour aller manger. Sa femme Marah a préparé un merveilleux repas. Nous le degustons en parlant de photo et de la famille en general. Le pere de Muath nous rejoindra pour le cafe et me deposera dans la foulée au service pour Ramallah.

Encore une journée incroyable pour moi. Merci au temps qu’ils m’ont tous consacré.

Pour voir le resultat de mes essais c’est ici :

09_05_2017_Portraits Jérusalem / Google Photos

 

2 réflexions sur “Clic, clic, clic > je t’ai eu!

  1. Auclair says:

    Hello !
    Belles prises comme à la pêche !! J’aime « l’instant  » photographié… Improvisation…
    « Quelle pensée traverse son esprit au moment du clic de l’appareil ??? »
    J’ai bien aimé l’allure de cette femme au bras du mari ?? Ou compagnon !! Ou amant ?? Ou parent ??…
    Interviews prévus et en français ??

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