Cosmos

Je connais Michel Onfray depuis longtemps, mon oncle Vincent m’en ayant déjà parlé à plusieurs reprises. Longtemps j’ai écouté ses conférences sur France Culture et j’ai toujours apprécié sa démarche. 

Onfray estime que la philosophie comme elle est enseignée n’est qu’une histoire de la philosophie. Cette histoire suit le lignage, idéaliste, apollinien, déiste, judeo-chrétien. Onfray se propose d’écrire une nouvelle histoire de la philosophie suivant un autre lignage : hédoniste, matérialiste, athée. Afin de l’écrire, il présente chaque année à l’université populaire de Caen (qu’il a créé), un courant de pensée ou un philosophe. Soit il met en lumière un philosophe oublié (Celse, Meslier, Stuart Mill,…), soit il déconstruit un penseur mal lu (Freud l’affabulateur, Sarte le mythomane). Sa méthode est toujours là même et donne du fil à retordre à ses contradicteurs: estimant qu’on ne peut comprendre la philosophie d’un homme sans connaître sa vie, il lit tous les ouvrages, toutes les biographies, toutes les correspondances, croisant les traductions autant que nécessaire. Onfray est un stakhanoviste, même ses plus grands contradicteurs l’admettent. Enfin Onfray est un génial vulgarisateur, la pensée des plus grands philosophes devient accessible au peuple grâce à lui.

Parlons de Cosmos maintenant, donné par Gab (Merci !!!). Onfray a écrit une centaine de livres avant celui ci, mais comme il dit, tous ses livres semblent mener à celui-ci, son « premier livre « . Il s’agit du premier livre d’une trilogie, suivront « décadence » (déjà paru) puis « sagesse ».

A nouveau il tombe parfaitement dans le voyage. Je me donne 15 jours pour le lire, les 15 jours à la ferme en Sicile. 15 jours à travailler la terre, et semer des légumes, à soigner les arbres, à nourrir poules et chevaux, à manger légumes du jardin, la confiture de caki et l’huile d’olives maison, à observer les étoiles au dessus de l’etna rugissante. Le temps était celui du Soleil, de la lune, du chant des coqs. Nous étions dans le Cosmos, nous étions le Cosmos. Or le livre n’est qu’un appel à se fondre dans ce merveilleux Cosmos, ce Cosmos Virgilien vivant par nos sens plutôt que par les livres ou les écrans. 

Cette invitation géniale m’influence déjà énormément. Il y aura pour moi un avant et un après. Prenez le temps de le lire vous ne le regretterez pas. 

2 réflexions sur “Cosmos

  1. Hello !
    Cosmos, je le scrute p 216 dans « KOBANE CALLING » de Zéro Calcare et vous recommande The planets du compositeur Holtz…….
    Je promets: je lirai Cosmos……

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