La croisière s’amuse

Deux semaines en Sicile, seulement deux semaines. Pourtant c’est notre famille que nous quittons et déjà les liens tissés pourraient nous arracher quelques larmes. Mais nous partons les poches pleines d’avocats, de caki jam et de savoureux souvenirs. Et devant nous tant de pages encore blanches à écrire de nos aventures! 

Nous passons par Catania récupérer un covoitureur Argentin, Valentin. Il vit à Buenos Aires où il est graphiste pour la télévision. C’est l’archétype du « cool guy ». On lui donne pleins d’informations sur la suite de son voyage et lui nous donne des astuces en échange. La principale, qui va nous aider énormément pour la suite du voyage, c’est l’application « Quik« . Gratuite, simple et ergonomique, elle permet à Nico de faire, depuis son smartphone, des petits montages vidéo pour le site. N’ayant pas de PC, cela nous aide énormément et chaque montage aura un peu de Valentin. 

Nous traversons la Calabre jusqu’à Bari où nous devons prendre le ferrie pour l’Albanie. Sur le bateau, il n’y a que des Albanais, nous sommes les seuls touristes ! Les albanais ont l’air marrants, ils ont de sacrés dégaines et fument partout, surtout à côté des panneaux l’interdisant. 

Il y a deux bars, un restaurant, un duty free et même un bout de casino. L’heure tourne et nous décidons d’aller chercher nos affaires pour dormir. Nous n’avons pas de cabine alors autant chercher assez tôt un petit coin pour dormir. Nous descendons vers la voiture pour récupérer matelas et duvet… Et on se rend compte que les accès aux voitures ont été fermés !! 

Notre mésaventure nous fait marrer. Perdus pour perdus nous ne nous couchons pas de suite. Nous montons sur le pont et passons un long moment de nuit seuls à son sommet ! 

Il n’y a que le mat éclairé pour contraster le crépuscule. Nous parlons longtemps, l’Italie et l’huile d’olives, Victor Hugo et monseigneur Myriel enfin Onfray et les haïkus qu’il cite. Nos esprit se perdent dans l’horizon noir, à l’écoute du clapotis des flots, suspendus à ces mots, les derniers écrits par Jisei avant de succomber à sa leucémie à 25 ans : 

Si triste la nuit

que quelqu’un 

s’est mis à rire 

Voici une expérience du Cosmos. 

Il faut dormir maintenant même sans lit ni matelas ni duvet ! Nous nous refugions au « pulman seat « . La scène est coquasse. Un croquis valant mieux qu’un grand discours, voici à quoi ressemblait la scène :


Réveillé par une grand mère qui me trébuche dessus. C’est l’aube et Durres nous attends. Nous sortons la voiture, passons douane et à peine rentrés sur le territoire c’est une tempête de grêle ! 

Welcome to Albania ! 

2 réflexions sur “La croisière s’amuse

  1. Quelle traversée de la nuit ! Mais vous êtes nés sous une bonne étoile et avec votre optimisme votre sens du contact et votre ingéniosité il y a tjrs une solution à tous les pbs 😘

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