La Dernière Migration

Après avoir adoré la lecture de « Premier de cordée », l’histoire épique de courageux et impressionnants guides de Chamonix des années 20, je suis tombé sur « La dernière migration », en français, dans une boutique stambouliote. Je n’ai pas hésité d’autant que l’affaire était bonne.

Roger Frison Roche nous emmène cette fois dans le grand nord. Les lapons sont alors encore des nomades qui bravent la taïga par des températures glaciales et des conditions impensables pour nous les hommes modernes. L’histoire nous fait rentrer au sein de la vie d’un clan du peuple samisks. Le chef de la « cita » est Simon Sokki. Sa riche famille fait croître son troupeau de rennes depuis plusieurs centaines d’années et mène chaque année avec sa tribu une migration difficile vers les côtes norvegiennes pour y passer l’été et offrir à leurs rennes de l’herbe bien grasse. La vie quotidienne des Samisks est rythmée par leur troupeau. C’est la raison d’être des Samisks et les rennes leurs apportent tout. De la viande pour se nourir, des fourrures pour se chauffer, des tendons pour fixer les traineaux, tout est utilisé.

Alors que les femmes s’affairent pour faire le feu, monter les tentes, préparer à manger, les bergers veillent sur le troupeau nuit et jour pour éviter les loups, les fuites et les vols. La rivalité entre les clans est forte et les vengences entre familles se perpétuent.

Cette migration n’est pas comme les autres car des bruits circulent dans la cita. Simon Sokki serait en train de négocier une sédentarisation de son clan avec ces gens du nordtrongladt et du gouvernement norvégien qui cherchent à tout prix à sedentariser les samisks et leur offrir ce « bonheur » moderne. Mais tous dans le clan ne sont pas de cet avis..
Je recommande chaudement de se plonger dans l’univers glacial de ce livre qui fait encore écho au « Cosmos » de Michel Onfray.

 – Avant, j’étais comme eux, dit [Simon] tristement. Ils chantent parce qu’ils vivent dans l’heure présente et qu’ils savent qu’ils ne font que passer sur terre pour perpétuer notre race. Mais moi, je sais depuis peu que nous devrons vivre aussi demain et les jours qui suivent et les années qui viennent. Per Oskal, les tiens m’ont donné l’inquiétude et je ne connaissais que l’insouciance !

3 réflexions sur “La Dernière Migration

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