La traversière 

Albertine Sarazin

Livre en français trouvé par hasard chez un bouquiniste Turc. Je n’avais jamais entendu parlé ni du livre, ni de l’auteur; j’etais néanmoins intrigué: le doux visage féminin de la couverture un peu vieillote attisait ma curiosité. Le nom de l’auteur -étant le même que celui d’un de mes meilleurs amis – finit de me convaincre.

Je n’avais aucune attente particulière et, sans être subjugué, j’ai beaucoup apprécié le style. « Albe », auteur et narratrice, semble traverser la vie à l’envers, à rebours. Elle sort de prison où elle a passé plusieurs séjours avant de voguer au gré des rencontres, des amitiés déçus, des liens familiaux fantasmés. Peu lui importe, puisque bientôt elle retrouvera son « Lou », incarcéré pour quelques mois encore.

L’auteur est une écorchée vive qui écrit avec ses tripes. Son style direct et argotique mêle l’aisance d’une brillante femme de lettre et le vocable des prisons. Il y a du Audiard chez Albertine Sarazin. Ou plutôt du Sarazin chez Michel Audiard.

Je recommande cette lecture, mais je pense qu’il serait préferable de commencer par les deux livres précédents de l’auteur. Cela fait plus de sens chronologiquement.

Une réflexion sur “La traversière 

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