L’esprit de la comptesse 

Nous arrivons donc à Florence alors que la nuit est tombée. Il faut pour arriver jusqu’à l’auberge traverser un long chemin obscur véritable épreuve pour les suspensions de la QriosiT-Mobile. 

Devant nous se dresse une énorme bâtisse, une sorte de château bourgeois où l’on devine déjà les grandes réceptions pourprées de la renaissance florentine. 

Nous traversons le jardin sous les voûtes baroques, les grands pins parasols et le scintillement des étoiles. Nous pénétrons finalement dans l’entrée, le plafond est haut et couronnée d’un dôme. 

Le lieu est plein et légèrement surprenant, nous n’y croisons que des africains. Cela n’est pas pour nous déplaire! Nous apprenons assez vite que ce sont des réfugiés, attendant ici depuis plusieurs mois voire années le résultat de leur demande de régularisation. A peine les formalités effectuées, nous nous retrouvons à écouter le recit poignant de Mohammed que vous trouverez ici

Nous passons la soirée avec lui puis d’autres.Enfin Angelo, un caricaturiste, nous rejoint. Il offre un dessin de Trump grimé en Hitler à Nico. Je le remercie en lui offrant ma version de SanGoku qu’il fait semblant d’apprécier ! 

Le lendemain nous partons pour Florence. Nous passons par le stade puis nous perdons dans les dédales de la ville. Nous mangeons devant l’église Santa Croce, à l’endroit même où Stendhal eu son fameux malaise ! 

=> Album pour Florence

Nous profitons d’un petit café en terrasse pour faire notre premier point hebdomadaire. Il s’agit pour nous de se partager avec transparence notre ressenti par rapport au voyage et à la gestion de notre duo. Ça se passe très bien ! 

Nous partons ensuite en quête d’un « aperitivo ) ». L’aperitivo est le concept Italien le plus génial qui soit pour les backpackers affamés ! Il vous suffit de prendre un verre à boire et vous avez accès à un buffet à volonté !! Alors un spritz et c’est parti, des légumes mijotés comme si l’en pleuvait!

Nous y rencontrons deux filles, Paula et Monica Brésilienne d’origine Italienne. Malgré les efforts et la créativité de Nico pour toujours trouver de bonnes questions à poser, la communication est laborieuse. Nous ne retiendrons d’elles qu’une précieuse information : demain se tient le salon du chocolat à Florence et l’entrée est gratuite ! 

De retour à l’auberge nous retrouvons Angelo et son harmonica. Avec Emmanuel, un ami à lui, il nous improvise un concert Sicilien. Nous leur offrons une bouteille de vin Français. Je vais me coucher épuisé. La chambre est au bout d’un immense couloir -comme celui de mon internat à Berthollet – et la salle de bain est digne d’un décor de « vol au dessus d’un nid de coucou « .

Lorsque le matin sonne à ma porte, grâce aux caresses du soleil sur mes paupières, je ne me lève pas car je veux profiter d’avoir un matelas. Je vais ensuite à la douche histoire de finir par le petit dej. Quand finalement nous y allons il est 9h35. Or le petit dej s’arrête à 9h30 ! Nous sommes dégoûtés… Nicolas, opiniâtre, se démène pour trouver une solution. Aidé d’un réfugié, puis d’une dame de l’accueil, il essaye de coincer le cuistot « Franco  » pour plaider notre cause. Lorsque finalement on le trouve, il semble dire en Italien que nous n’avions qu’à être à l’heure ! Il parle à toute allure et semble un poil énervé jusqu’à ce que la dame de l’accueil lui dise que nous sommes français:

« Ah mais, vous êtes français ? il fallait le dire tout de suite ! Que voulez vous manger ?  »

C’est donc repus que nous quittons l’auberge. De la musique africaine résonne depuis les fenêtres et nous donne sourire et énergie pour la journée. Cette auberge à en fait une grande histoire. Elle appartenait à une comptesse qui paraît-il hante ses murs  (deux clients mexicains assurent l’avoir vue !). Angelo fréquente le lieu depuis 7 ans, avant dit-il, c’était très fréquenté, mais depuis que c’est devenu un centre d’accueil pour réfugiés, plus personne ne vient. C’est vraiment dommage. 

Nous allons voir ce fameux salon du chocolat avant de quitter définitivement Florence. Mais une fois la bas on se rend compte de notre bêtise : on a envie de tout mais on a pas d’argent ! Que diable foutons nous ici ???

3 réflexions sur “L’esprit de la comptesse 

  1. Florence une des ville italienne que j’ai vraiment aimé, vos photos m’ont fait revivre mon petit séjour florentin. Merci 🙂

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