Let’s go to Georgia! 

L’Égypte est derrière nous, nous faisons nos adieux à Jacqueline et partons pour l’aéroport. En attendant le  » service  » un taxi nous propose de nous emmener : il va à l’aéroport dans tous les cas aussi nous offre il un prix légèrement moins cher que le service. Nous hésitons, négocions, finalement arrivons a annuler le service et acceptons l’offre du taxi mais le chauffeur est passablement énervé. La discussion est glaciale dans la voiture, Nicolas ne se laissant pas faire (et il a bien raison). Le débat est tendu dans la voiture pendant bien 30 minutes. Puis soudainement, au hasard des questions, le chauffeur comprend que nous étions du côté arabe de Jérusalem, que Nico a de la famille en Palestine etc. Tout d’un coup il devient adorable, nous offre des bonbons et nous parle très gentiment… C’est penible pour nous de sembler devoir toujours choisir un camp… 

A l’aéroport, nous redoutons le fameux contrôle. Nous sommes arrivés 3h30 avant le départ pour être sûrs. On veut enregistrer les bagages mais c’est trop tôt… (son jamais contents !)  On va prendre un café. Là un Israélien nous contrôle (déjà).  » Que faites vous là  » (Un tennis c******d!) bah on prend un café en attendant de pouvoir enregistrer les valises… On part ensuite enregistrer. Ah premier contrôle. Bon faisons comme au retour à Eilat (j’entendais tout ce que disait Nicolas, je n’avais qu’à répéter bêtement…  » nous n’avons visité que Israël, Tel Aviv et Jerusalem, on ne connaît personne et on ne met pas un pied en Palestine  »). Ça c’était passé sans encombre. Ma technique de passer pour un crétin fonctionnait très bien également: dès qu’ils me posent une question je raconte toute ma vie jusqu’à les saouler complètement. Le contrôle se passent plutôt bien, on blablate 10 minutes et ça passe. Cool. On avance mais nouveau contrôle. Cette fois nous sommes séparés et les questions bien plus nombreuses. Où avez vous été ? Combien de temps ? Où avez vous dormis ?? Ça se compliqueTout d’un coup un contrôleur débarque et discute avec les autres. Nicolas et moi comprenons… Il y a sur le sac plastique ou nous avons notre repas une écriture en arabe. Nous sommes cramés. Les ennuis commencent: nouvel interrogatoire, vérifications zélées des sacs a dos, confiscation des affaires de Nicolas, notamment son portable, jusqu’à l’aéroport d’arrivée,  » contrôle corporel  », longue attente sans explication, les heures passent. Ils nous lâchent au dernier moment, ouf nous voilà dans l’avion. Mais qu’est ce que c’est lourd! 

Nous avons un changement à Istanbul, l’occasion de manger un Simit ! :). Je fais la rencontre d’une danseuse Israélienne très sympa. De quoi me réconcilier avec Israël ! Puis nous arrivons à Tbilissi à 4h00 du matin. On est crevés ! On va récupérer nos sacs.  » T’imagines si le tapis s’arrête alors que nos sacs ne sont pas là ?  » dis-je à Nico. Et ce qui devait arriver arriva : ma prémonition devint réalité ! On se retrouve là, sans nos affaires en pleine nuit. Et le plus fou dans tout ça ? C’est qu’on s’en fou pas mal ! On se sent comme invincibles, capables de gérer toutes situations.  » Pas de sac ? Pas grave on fera sans et on les récupérera quand ils arriveront !  » 

On prend le bus pour le centre ville. Le chauffeur nous fait cadeau des tickets, ça sent bon la Géorgie ! Il est 4h30 du matin mais il y a plein de gens dans le bus, des locaux, c’est amusant. A 5h00 on débarque dans une auberge, on se trompe d’endroit et on réveil un mec en slip ! Puis on arrive au bon endroit, optons pour le dortoir 18 personnes et nous couchons enfin. Quelle arrivée ! 

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