L’Italie nous ouvre ses portes!

Les clefs sont sur le contact, les valises dans le coffre. Quelques coups de klaxon et hop c’est parti pour le grand voyage!

Je conduis et j’ai les yeux rivés sur l’horizon pluvieux, devant moi des milliers d’aventures certes, mais derrière ma famille et mes amis. J’ai la gorge nouée…

Nous faisons notre première rencontre, Fatia notre covoitureuse et son chien, très calme. Fatia est passionnante et grâce à elle mes songes quittent peu à peu chambery.

Elle vit depuis 4 ans dans des squats. Elle les partage avec des artistes, des sans papier, des réfugiés. C’est pour elle un vrai choix de vie, et non une contrainte. Elle nous apprend les techniques pour le chauffage, l’électricité, le glanage urbain de nourriture, la recherche de nouveaux lieux après expulsion..

Fatia a la voix douce et une grande sérénité s’en dégage. Elle bouscule mes préjugés sur les squats. Elle nous ouvre sur ce monde en nous en racontant les us et coutumes. Il ne s’agit ni de drogue, ni de révolte, mais de partage et de solidarité.

Nous passons le tunnel de Frejus et l’Italie nous offre un magnifique Soleil. 

Cette lumière me redonne le sourire. Nous récupérons une seconde covoitureuse à Turin, Agnese. Elle nous prend pour des Bretons à cause du drapeau que Ronan m’a contraint à amener ! Agnese nous raconte qu’elle a fait un Erasmus à Rennes. Elle nous amuse beaucoup avec ses anecdotes. Son français étant approximatif, elle proposait à ses amis de partir  »chier  »  plutôt que skier (sciare en italien) !

Nous arrivons enfin à Gènes à 17h30. Les filles nous quittent puis l’on se regarde avec Nico : « Ça y est, on y est !  » Je ressens un immense sentiment de liberté, de liberté absolue. Mais aussi une sorte de vertige. 
Nous nous promenons dans Gènes de nuit, puis reprenons la voiture. On se gare près du centre historique et partons manger. En partant nous nous perdons en voiture dans le centre historique, et nous retrouvons en plein milieu d’une majestueuse place piétonne, avec notre discrète voiture bariolée… 
Une femme frappe au carreau et nous explique en Italien que nous n’avons pas le droit d’être là ! Une caméra nous a filmé et nous devrons payer  »una multa » de 86 euros ! Les bons champions! Finalement la dame monte dans la voiture et nous indique comment sortir. « Sinistra! » « Destra! ». Elle nous explique ensuite comment essayer de faire sauter l’amende, nous irons demain au commissariat. Vraiment top cette dame ! 
Bon dans l’histoire il est 23h et on ne sait toujours pas où dormir… On file vers un camping mais il est fermé… On monte donc un peu dans la montagne, hésitons sur un terrain de foot et choisissons un chemin menant à un potager. Malgré un chien qui réveille tout le quartier, nous installons la tente. Au fond de moi j’espère que nous n’aurons ni la visite de la police, ni des voisins…

Mon voeux est exaucé mais nous aurons bien une visite, celle d’un sanglier !

Matthieu

5 réflexions sur “L’Italie nous ouvre ses portes!

  1. Votre voyage commence à peine et déjà une anecdote avec ce magnifique drapeau 🙂 Matthieu tu sais déjà qu’il va donner une toute autre dimension à ton voyage 🙂 bon trip les copains et à tout bientôt. kenavo ar wesh all

  2. Allons chier au lieu d allons skier ça me fait penser à mon ami chinois qui veut aller casser les couilles au lieu de casser la croûte 😉 . Vito

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