M. K. Gandhi: An Autobiography or The Story of my experiments with truth

Mohandas Karamchamd Gandhi

Difficile de voyager en Inde en passant à côté de ce personnage historique. Son doux visage apparaît sur les billets de banques, de nombreuses statues, des affiches… Ces célèbres lunettes rondes sont dessinées partout jusque sur les poubelles! J’ai voulu en savoir plus sur ce personnage, ainsi n’ai-je pas hésité lorsque je suis tombé, au hasard d’un book shop de Delhi, sur son autobiographie.

Un livre non littéraire.

L’autobiographie est un exercice intéressant. Certes elle laisse l’opportunité à l’auteur de passer sous silence certains passages troubles, ou au contraire d’insister sur des moments glorieux. S’il faut donc prendre le texte avec « une pincée de sel » savoir quel message Gandhi a voulu transmettre à ses contemportains à travers l’histoire de sa vie suscite néanmoins une vive curiosité.

Ce livre est long et laborieux. Pas qu’il ne soit spécifiquement mal écrit, non. Je dirais plutôt que Gandhi n’a ici aucune volonté de travailler son style sinon dans l’unique but de rendre le livre accessible au plus grand nombre. D’ailleurs le livre coutaît à l’époque 1 roupie (rien pour ainsi dire). La recherche de vérité a pour conséquence une exhaustivité des détails rendant la lecture parfois longue voire pénible.

Malgrè cet incipit peu motivant, ce livre historique reste une oeuvre majeure. On y apprend à connaitre Gandhi, de son enfance jusqu’aux années 20. Marié à 13 ans car il fallu le faire la cérémonie le même jour que son frère pour faire des économies, Gandhi a eu l’opportunité de faire ses études de droits en Grande Bretagne où il a appris les manières occidentale. Il partira ensuite en Afrique du Sud pour exercer son métier d’avocat et en profitera pour y défendre le droit des travailleurs Indiens sur place.

Le démon de la luxure

Ses reflexions sont fascinantes et sources pour moi d’énormément d’inspirations. Marié tôt donc, il décrit avec beaucoup de courage la luxure et la jalousie née en lui. Le désir sexuel ainsi que celui de possession est source de négativité qu’il convient de combattre. La vie d’Homme du monde lui amène de nombreux pièges d’assouvir ses désir primaires chez des profesionnelles et il lui faut du courage pour toujours se soustraire à cette tentation. Il lui faudra des années pour venir à bout de ce trait sauvage qui caractérise l’Homme.

Expériences nutrionnelles

Gandhi ne cessera toute sa vie de se demander : « qu’est-il bon de manger?« . Né dans une famille végétarienne, il sera amené à manger dans sa jeunesse – sous l’effet d’une mauvaise influence – de la viande. Son « ami » expliquait la colonisation britannique par la faiblesse des Indiens, elle même conséquence du régime végétarien. Il le fit en secret, et si ça famille l’eut appris, cela aurait été un énorme drame. Puis lorsque Gandhi parti étudier en Angleterre, il promis à sa mère de respecter un régime végétarien et de ne pas boire d’alcool. Par la suite, Gandhi poussera ses expérimenrations jusqu’à ne manger que des fruits refusant même le lait. Il prendra également l’habitude du jeûn. Ces privations lui permettent, selon lui, de prendre plus de distance vis à vis des désirs primaires de l’Homme et donc de se rapprocher de la Sagesse.

La question religieuse

Lorsque Gandhi quitte l’Inde pour la Grande Bretagne puis pour l’Afrique du Sud, son éducation religieuse est très faible. Il croit fondamentalement en Dieu et voit dans l’Hindouisme la religion qui lui correspond le mieux. Cela dit, il reste très ouvert, aussi ce fait-il facilement introduire dans des cercles religieux chrétiens qui lui soumettent les livres saints, puis il devient très amis avec de nombreux musulmans. En Afrique du Sud il arrive donc à transcender les clivages religieux pour faire combattre tous les Indiens ensemble pour leurs droits.

La vie communautaire

Très influencé par la lecture de Ruskin, Gandhi envisage la création de communauté autonome. C’est un sujet qui intéresse autant Nico que moi pendant ce voyage. Cela dit, ce genre de projet relève bien souvent de l’utopie. Or j’ignorai que Gandhi avait crée ce genre de communauté. En effet, afin de gérer l’écriture et l’impression de son journal, il a réunit ses employées et leurs familles dans une communauté. D’un terrain vague plein de serpents, ils ont construit un petit hameau autonome. Gandhi s’occupait lui même de l’education des enfants, qui alternait lectures et travaux agricoles. Une façon de faire appréhender le Cosmos à ses élèves.

« Ahimsā » ou la non-violence

Gandhi développe le concept religieux de non violence d’abord à la sphère professionnelle puis politique. En tant qu’avocat, il privilégie toujours l’accord entre les parties plutôt que le procès. Lorsque celui-ci est inévitable, il prononce toujours des discours de vérité etant certains que la clémence attend celui qui reconnaît humblement ses torts. Au niveau politique, dans tous ses combats, la non-violence restera la priorité. Car la violence appelle la violence, et la non-violence met en lumière l’injustice de l’oppresseur.

Conclusion

J’y vois une source d’inspiration bien plus grande que les contes philosophiques classiques genre Siddartha, l’alchimiste ou encore le prophète. Gandhi est un philosophe certes, mais pas derrière son bureau. Il vit sa philosophie. Comme lorsqu’il fait le tour de l’Inde en 3eme classe pour voir l’Inde ou lorsqu’il jeûn pendant pour donner de l’inspiration et du courage aux gréviste. Ce livre m’a profondément marqué.

NB: le livre s’arrête en 1920, pour le récit de la décolonisation de l’Inde, il faudra se réferer à un autre livre.

Si vous voulez le lire, le livre est libre de droit: https://biblio.wiki/wiki/An_Autobiography_or_The_Story_of_my_Experiments_with_Truth

Une réflexion sur “M. K. Gandhi: An Autobiography or The Story of my experiments with truth

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *