Méditation Vipassana ou 10 jours en silence au milieu des montagnes du Ladakh

Après avoir eu la chance d’assister à l’incroyable mariage de Liz et d’Arthur à l’Hacienda Santa Cruz, de profiter de la semaine de lune de miel en communauté à Puerto Escondido et de partager de supers moments à CDMX (Mexico city) avec Liz et ses amis, attachants et hyperactifs, me voilà seul, fatigué mais heureux et de retour en direction de l’Inde.

Avant d’arriver à Leh, capitale du Ladakh, j’ai une escale de 24 heures à Francfort. Une journée de battement va me permettre d’aller dans le centre et de m’offrir une bonne nuit de repos après ce séjour intense en joie et retrouvailles.

À la sortie de l’aéroport, il est 16h, je change mes derniers pesos mexicains pour récupérer quelques précieux euros. Je demande à l’agent de change de m’indiquer comment rejoindre le centre de Francfort. Gentillement, il me donne le nom du train que je dois prendre et me conseille de prendre un ticket une journée vu que je compte revenir demain matin à l’aéroport pour mon avion pour Delhi.

Après l’avoir remercié, je me dirige vers la station de train et j’achète le billet conseillé, ce qui me permet d’arriver à mon hostel en face de la gare centrale. Avant que le soleil ne se couche, je pars me balader au bord du Main et j’ai comme l’impression d’être à la maison, au bord de la Seine.

Retour à l’auberge, pour déguster le dîner qu’offre « gratuitement » cette auberge de jeunesse : première fois en 7 mois de voyage et d’hostel! J’ai l’impression d’être un prince.

Le lendemain matin, je monte dans le même train que la veille. Il fait beau, le soleil chauffe ma peau à travers la vitre et je songe au 10 jours de méditation qui m’attendent jusqu’à être interrompu dans mes rêveries par un contrôleur. Je lui présente mon billet, confiant, et après l’avoir étudié soigneusement, il m’indique que mon billet n’est pas valable. Surpris, je lui explique l’histoire de la veille et qu’on m’a conseillé d’acheter ce ticket. Rien à faire. Ce ticket n’est pas valable me répète-il car au lieu de fonctionner sur une plage de 24 heures consécutives comme je le pensais, la validité du titre de transport se termine le soir du jour de l’achat, à minuit. Agacé par ce contre temps, j’essaye de le convaincre de mon honnêteté. De toute façon, j’aurai payé le même prix pour deux tickets il n’y a donc aucune raison qu’il me verbalise. Il m’écoute attentivement jusqu’à la fin et m’acheve en me répondant qu’il ne me croit pas et me demande donc de lui fournir mon passeport. La sanction tombe :

Votre titre de transport n’est pas valable, c’est 60 €.

Mon budget quotidien pendant le voyage est de 15€ donc forcément devoir payé 60€ pour une bêtise, ça m’énerve. A fleur de peau, je tente de nouveau d’expliquer mon histoire et de me justifier pour éviter l’amende. Mais c’est déjà trop tard, il me tend l’amende froidement.

La foutue amende

Je sens en moi monter une force que je ne contrôle pas et je commence à être agressif verbalement plus par lassitude que par provocation. Sensible malgré tout à mon désarroi, il m’explique que je peux essayer de défendre mon cas à l’agence à l’étage où je suis sensé payer l’amende mais que lui ne peut rien faire. Toujours énervé, je me sépare de lui en criant sur le quai « Thank you so much Germany! » et je me résous à me diriger vers cette agence. Bien entendu, il y a du monde et je dois patienter. C’est finalement mon tour et je me retrouve face à une employée qui semble prêter peu d’attention à ce que je suis en train de lui expliquer. Après avoir pris le papier de l’amende et regardé rapidement sur son ordinateur les détails, elle m’informe nonchalamment qu’elle ne peut rien faire et que je dois payer l’amende. A cet instant, il me semble avoir perdu l’once de calme qu’il me restait. De nouveau, je lui explique la situation en essayant de faire appel à sa compassion et sa logique mais rien n’y fait, le mur face à moi ne bougera pas.

Excédé, je lui demande ce qu’il se passera si je ne paye pas. Pour moi cette amende est trop stupide et injuste, je ne peux me résoudre à la payer.

A bout de nerf, je me retire en lui disant que je ne paierai pas cette amende! D’un pas decidé, je me dirige vers l’aéroport et passe le contrôle de sécurité pour mon vol. Le décollage est dans moins de deux heures et j’ai donc autant de temps pour ressasser l’histoire et attiser le feu qui brûle en moi. Après quelques recherches sur internet et sur des forums, j’apprends que l’Allemagne et la France collaborent sur ce genre de cas. Mon cas s’aggrave et il est clair dorénavant que le problème me reviendra comme un boomerang. Une bataille mentale commence alors entre mon orgueil et ma tranquillité d’esprit.

Abasourdi par la situation et me rappelant que 10 jours de méditation m’attendent, je décide de sortir de la zone sécurisée et de retourner à l’agence pour payer cette foutue amende. Sans un mot, je tends le papier puis ma carte bleue. L’affaire est réglée après deux minutes et je repars vers l’aéroport, blessé dans mon orgueil mais plus léger.

Cette mauvaise expérience m’aura finalement suivi tout au long des 10 jours de méditation en faisait fortement écho à l’enseignement prodigué. Au fur et à mesure que chaque jour s’achevait, je me rendais compte et je comprenais le mécanisme mental que je m’étais infligé pour me rendre si misérable, tout seul, pendant 2 heures dans l’aéroport de Francfort. En perdant l’équilibre de ma pensée, j’ai attisé en moi agressivité et frustration puis j’ai déchargé ma négativité sur ce contrôleur et cette employée qui finalement ne faisait que leur travail quotidien. Il devenait alors évident que c’était uniquement mon choix de réagir ou non sur cette « situation extérieure ».

Et revenait alors en moi la phrase d’un livre sur la communication non violente de Thomas d’Asenbourg :

Avoir raison ou être heureux, il faut choisir.

Cette anecdote malheureuse est une illustration parfaite de ce que cette technique de méditation Vipassana propose de résoudre en commençant un long travail par ces 10 jours comme première étape.

Vipassana signifie l’observation des choses telles qu’elles sont.

Cette technique vise la purification de la pensée en observant la réalité telle qu’elle est et non telle qu’on aimerait qu’elle soit et en allant par conséquent changer profondément les schémas mentaux que nous reproduisons sans cesse et qui nous rendent misérables pour nous-même et pour les autres .

Notre vie entière sera faite de hauts et de bas et mettre en pratique Vipassana c’est accepter le caractère éphémère de toutes ces situations et donc développer un détachement sain.

Rentrons un peu plus dans le déroulement du cours. Le rythme est soutenu :
4h30 – 21h avec 10h de méditation par jour.

Un code strict de discipline est à respecter :

  • Le silence total (pas de paroles, pas de gestes, pas de regards) pour eviter tout mensonge
  • Les horaires
  • Il faut remettre ses livres, ses stylos, ses carnets pour ne pas être tenté
  • Il faut s’abstenir de sports, s’abstenir de pratiques religieuses
  • Il faut s’abstenir de fumer, de boire de l’alcool ou de consommer tout intoxicant
  • Il faut s’abstenir de tuer des animaux

Le rythme et le code de discipline peuvent paraître austère mais j’ai pour ma part trouver dans le discours du professeur, S.N.Goenka chaque soir, une explication logique et pragmatique à chacune des règles en vue de tirer le meilleur bénéfice de cette retraite.

La technique en elle même existe depuis plus de 2500 ans et serait un héritage de Gothama Bouddha qui la pratiquait lui-même et l’enseignait à qui voulait bien travailler. S.N.Goenka a réhabilité la technique avec l’ouverture de centres dans le monde entier, qui fonctionnent uniquement sur la base de dons des étudiants à condition d’avoir terminé à minima le cours de 10 jours.

S.N. Goenka

Les conditions d’accueil sont rustiques avec des matelas durs, des douches au seau, des repas végétariens servis à 6h30, 11h, une collation à 17h et un espace délimité dans lequel les participants doivent rester pour se promener.

Dans ce centre, nous étions deux par chambre. J’ai eu la chance de très bien m’entendre avec mon compagnon de chambre indien lors des quelques heures avant la proclamation du « noble silence ». Nous voulions tous les deux démarrer cette expérience avec détermination pour aller au bout et respecter les règles qu’on allait nous imposer, déterminés à faire le sacrifice de ces 10 jours quelqu’en soit le résultat.

Les premiers jours sont très durs car physiquement le corps souffre. Les nuits semblent courtes et elles le sont! La pensée est volatile, elle ne veut pas se concentrer sur la respiration : toujours dans le passé ou dans le futur. C’est donc le début d’une lutte quotidienne pour travailler son attention au présent. La détermination est primordiale et je n’aurai pas cru être capable de rester une heure à méditer sans bouger d’un cheveu. Au bout du 6e jour après une bataille féroce avec ma pensée qui me rappellait sans cesse que j’avais mal aux jambes, aux dos, aux genoux et que je m’ennuyais, j’ai complété l’heure entière sans bouger. Sentiment profond de joie et réactions étranges de mon corps : envie de vomir et mal de tête. Cette expérience a été incroyable pour moi et révélatrice. En travaillant sur son attention on peut reprendre le contrôle! De la même manière que nous faisons du sport pour entretenir notre corps, nous pouvons entretenir notre pensée pour qu’elle soit plus aiguisée et être moins dépendante de nos schémas mentaux construits depuis notre enfance.

Je peux dire sincèrement que j’ai adoré cette expérience de vie pour trois raisons principales.

LE NOBLE SILENCE

Il y a quelque chose de magique dans le silence, chaque geste, chaque regard, chaque moment acquiert une importance décuplée alors que la parole vient souvent dégradé l’instant. Longtemps, je me souviendrai de cette nuit sans courant et donc sans lumières artificielles, à admirer avec un autre participant à côté l’un de l’autre, en silence, le ciel étoilé et la voie lactée comme je ne l’avais jamais vu auparavant. La connexion entre le cosmos, cette personne et moi était bien là sans qu’un mot soit nécessaire pour communiquer.

Avec mon voisin de chambre, toujours sans un mot, nous avons eu des moments de bienveillance l’un pour l’autre tout au long du séjour. Un petit coup de lampe frontale dans les yeux de l’autre pour être sur qu’il ne s’est pas rendormi avant la méditation du matin, un coup d’oeil pour vérifier qu’il est bien dans le réfectoire pour le repas. Et puis ma tongue s’est cassée. La réparer est devenu la mission de mes temps de pause. Je parcourais l’espace extérieur à la recherche de ficelle ou d’autres matériaux, essayant une première technique sous le puissant soleil du Ladakh. Une heure après, alors que je n’avais pas encore abouti à une solution viable et que je me reposais, mon colloc est rentré dans la chambre et sans un mot m’a déposé du fil de fer et son couteau suisse. L’impact de cette action muette est décuplée.

Le silence confère une aura aux gens que nous n’avons pas quand nous parlons. Un des intendants était japonais et lorsqu’il sonnait le gong pour marquer le début ou la fin de la méditation, j’avais l’impression de voir un samouraï en action (il avait le style qui allait avec).

Et bien sur, le silence est favorable à l’introspection et au sentiment d’isolation. Pendant les pauses, je reposais mon corps sur le lit mais ma pensée était bien active, aiguisée et claire. Pas un mot pour venir perturber le déroulement de cet enchaînement mental. C’est surtout pendant ces phases que je passais mon comportement quotidien, ma vie, mes proches en revue.

LES MONTAGNES DU LADAKH

Un autre élément mémorable de cette expérience c’est l’environnement dans lequel j’ai eu la chance d’évoluer. A qui me connait bien, sait l’amour que je porte à la montagne. Faire cette retraite dans un environnement montagneux était pour moi quelque chose de grandiose. Est-ce vraiment dans l’esprit initial de ce cours mais en sortant de certaines méditations assez intenses, un peu sonné, j’ai eu la chance de vivre des moments de contemplations forts avec les montagnes qui m’entouraient.

Je vivais au gré des levés et couchers de soleil avec ma traditionnelle ballade de 5h30 avant que le soleil viennent disperser ses premiers rayons dans la vallée. Ces promenades rythmaient mes journées et il n’était pas rare de m’apercevoir soudainement que tous les participants, à divers endroits de l espace autorisé, étaient en communion silencieuse avec l’objet de leur attention. L’espace de ballade devenait aussi un terrain de jeu et un terrain artistique. Chacun dessinait, écrivait ou construisait sa propre oeuvre d’art avec les cailloux qui parsemés le sol.

Même dans plusieurs années, je pense que je serai capable de décrire avec précisions le paysage qui faisait face au centre de méditation.

LA TECHNIQUE

Enfin le coeur de ces cours, c’est bien la technique de méditation en elle-même. Celle-ci est universelle, non sectaire et non religieuse. L’apprentissage est progressif et bien dimensionné même si assez dense! Ce que j’ai vraiment apprécié c’est que la technique est pragmatique et quasi scientifique. Elle repose uniquement sur l’observation de la réalité de son corps et non sur des images mentales ou l’utilisation de mots ou de mantras. Elle est donc accessible à tous et surtout chacun peut être convaincu ou non de l’efficacité de la méthode en analysant sa propre expérience. Ce n’est pas parce que le professeur dit que ça marche que ça marche. C’est uniquement lorsque chacun peut expérimenter par lui même qu’il peut alors être convaincu par la méthode. C’est d’ailleurs tout l’enseignement de Buddha qui toute sa vie a expérimenté par lui-même. Il n’a jamais été question de suivre aveuglément une philosophie ou un gourou d’un point de vue purement intellectuel mais bien d’expérimenter et de juger par soi même des bénéfices dans sa vie. Plus globalement, cette idée d’expérimenter soi-même plutôt que d’intellectualiser le concept uniquement et de s’en remettre à ce que tel prophète ou tel personne inspirante a pu dire est devenue centrale pour moi.

Essayer de garder un contact direct avec la réalité et le présent sans venir complexifier ou mystifier cette perception simple par essence.

Une histoire m’a particulièrement plu. Un jeune professeur, assez cultivé, s’embarque sur un bateau pour traverser un océan. Un des marins, un vieil homme avec peu d’éducation, est très curieux de cet étranger qui travaille tous les soirs sur ses livres. Il vient régulièrement le voir dans sa cabine pour écouter sa parole érudite.

Un soir, le vieux marin vient dans la cabine du professeur. Le professeur lui demande: « Vieil homme, avez-vous étudié l’océanographie? »
« Oh non, je ne sais pas ce que c’est. »
« Comment vous ne savez pas ce que c’est?! C’est la science des océans et de la mer. Vous avez perdu un quart de votre vie à ne pas étudier cette science! »
Le vieil homme repart triste des propos du professeur si cultivé.

Un deuxième soir, le vieux marin vient dans la cabine du professeur. Le professeur lui demande: « Vieil homme, avez-vous étudié la géologie? »
« Oh non, je ne sais pas ce que c’est. »
« Comment vous ne savez pas ce que c’est?! C’est la science de la terre. Vous avez perdu la moitié de votre vie à ne pas étudier cette science! »
Le vieil homme repart triste des propos du professeur si cultivé.

Un troisième soir, le vieux marin vient dans la cabine du professeur. Le professeur lui demande: « Vieil homme, avez-vous étudié la météorologie? »
« Oh non, je ne sais pas ce que c’est. »
« Comment vous ne savez pas ce que c’est?! C’est la science de la pluie, du vent et du temps. Vous n’avez étudié ni l’oceanographie, ni la géologie et ni la météorologie! Vous avez perdu les trois quarts de votre vie! »
Le vieil homme repart de nouveau triste des propos du professeur si cultivé.

Le jour suivant le vieil homme arrive en courant.
« Monsieur, Monsieur, connaissez-vous la natatiologie? »
« Ah non, non ,non »
« Savez vous nager? »
« Oh non non non, je n’ai jamais appris »
« Et bien, Monsieur, vous avez perdu toute votre vie car le bateau sur lequel nous sommes est en train de couler et seules les personnes qui savent nager pourront rejoindre la rive. Les autres mourront ici. »

Cette retraite a été une expérience forte sur bien des aspects et forcément à remuer beaucoup de choses en moi. Mais ce que je retiens principalement et que je souhaite partager à tout le monde c’est qu’il existe une méthode pragmatique, scientifique, concrète, non mystique pour se libérer de ses barrières mentales et s’approcher d’une vie plus harmonieuse.

Alors si jamais mon témoignage a piqué votre curiosité, vous trouverez les dates et lieux de ces cours dans le monde entier mais n’y allait pas en touriste, c’est tout le bien que je puisse vous souhaiter.

https://www.dhamma.org/fr

J’ai bien conscience que cette aventure était le premier pas d’un long chemin fait d’effort et de joie mais il me semble qu’il vaut la peine d’être parcouru quelqu’en soit le résultat final.

Quelques compagnons :

La team

6 réflexions sur “Méditation Vipassana ou 10 jours en silence au milieu des montagnes du Ladakh

  1. Claire HERITIER says:

    Merci de partager cette belle et riche expérience. Metrci aussi pour toutes ces merveilleuses photos qui me rappellent le Laddakh , bien cher à mon coeur ! 🙂

  2. Anika says:

    D’abord je suis désolée pour cette rigidité allemande que tu as rencontré à Francfort… quel cliché ^^ Mais je suis contente qu’elle a pu finalement te servir comme leçon de vie concernant tes réactions à des événements extérieures 😉 En tout cas merci d’avoir partagé tes expériences de méditation Vipassana. C’est quelque chose que j’aimerais bien expérimenter moi-même et ton poste me donne encore plus envie de le faire. Merci & dankeschön 😉

    1. Nico says:

      Tu n’es pas responsable des procédures rigides de l’Allemagne! En tout cas, je suis surpris positivementque tu lises le blog ! Je ne peux que te recommandé de tester si tu es attiré par l’expérience. Après, chacun le vit de manière personnelle! Bite schon ! Byye

      1. Anika says:

        C’est vrai ce n’est pas ma responsabilité, mais c’est comme si je me sens gêné pour mon propre pays^^ Bref.. Je lis votre blog, parce que je vais partir moi-même en voyage aussi, en janvier, donc je cherche un peu d’inspiration et des expériences 🙂 Par exemple pour les vols vous faites comment ? Ca ne revient pas super cher de les prendre au fur et a mesure ? J’hésite de prendre un ticket du type « tour du monde » mais ça ne laissera plus beaucoup de place à l’improvisation malheureusement…

  3. auclair says:

    hello !!
    Et ben dis donc !! quelle histoire ce billet !! et juste avant une méditation de dix jours !!!
    Avec du recul, tu l’aurais pris par le sourire, la bonne humeur et humour, parfois ça peut marcher !! mais il faut un peu d’entrainement pour ça… et se sentir disponible… apaisé et pouvoir « se moquer » de la situation.
    Ho ben sans aucun doute beaucoup ont aussi vécu cette expérience (dixit moi !!!!) : vouloir à tout prix « gagner la partie » parce que c’est justifié et finalement, l’autorité de l’autre prend le dessus et on se retrouve comme une grosse merde (je parle pour moi ! bien entendu !!).
    Cependant, je pense qu’il est nécessaire de défendre nos idées, notre égo, et lutter contre l’injustice, quelle qu’elle soit… Tout est dans la forme.
    Et en ce qui concerne tes dix jours de médit., c’est il me semble assez différent de ce qu’à vécu Matthieu… Environnement différent… et ressenti aussi ?? ??…
    Bon en tout cas, j’irai bien avec mes gars là bas !!!!

  4. auclair says:

    hello !!
    Et ben dis donc !! quelle histoire ce billet !! et juste avant une méditation de dix jours !!!
    Avec du recul, tu l’aurais pris par le sourire, la bonne humeur et humour, parfois ça peut marcher !! mais il faut un peu d’entrainement pour ça… et se sentir disponible… apaisé et pouvoir « se moquer » de la situation.
    Ho ben sans aucun doute beaucoup ont aussi vécu cette expérience (dixit moi !!!!) : vouloir à tout prix « gagner la partie » parce que c’est justifié et finalement, l’autorité de l’autre prend le dessus et on se retrouve comme une grosse merde (je parle pour moi ! bien entendu !!).
    Cependant, je pense qu’il est nécessaire de défendre nos idées, notre égo, et lutter contre l’injustice, quelle qu’elle soit… Tout est dans la forme.
    Et en ce qui concerne tes dix jours de médit., c’est il me semble assez différent de ce qu’à vécu Matthieu… Environnement différent… et ressenti aussi ?? ??…
    Bon en tout cas, j’irais bien avec mes gars là bas !!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *