« Vipassana » ou le voyage au bout de soi-même

Comment tout à commencé.

Chaque aventure a sa génèse. Aussi loin que je m’en souvienne, la première fois que j’ai entendu parler de Vipassana, j’étais à la coloc, et je préparai un café à Chris, un ami Canadien de Louis. Je n’ai pas vraiment eu le temps de faire sa connaissance, cela dit-il une certaine sérénité se dégageait de lui. C’était immédiatement palpable. Assez vite il a évoqué Vipassana, une expérience qui « a changé sa vie ». Il s’agit d’une retraite dans un centre de méditation, me dit-il, cela dure 10 jours. Pendant ces 10 jours il est interdit de parler. Whaaa 10 jours sans parler?? Voilà déjà une prouesse! Et alors?? Après 10 jours tu devais être pressé de parler!! Non, le dernier jour je me suis promené dans la forêt. Whaaa et du coup tu as du réfléchir à plein de trucs!!?. Oui, mais pas à ce que j’aurai imaginé… J’avais des histoires avec ma copine, je pensais faire le point… Mais curieusement j’ai surtout pensé à mon père avec qui j’avais coupé les ponts… Et plus les jours passaient plus c’était évident… Le jour de ma sortie, je l’ai appelé, nous avons pleuré et nous nous sommes réconciliés. Cette fois je devenais vraiment curieux! Mais Chris conclut : « je ne t’en dirai pas plus, chacun a sa propre expérience. Mais si un jour tu as l’occasion, fait le ».
L’idée a fait son chemin, puis je l’ai peu a peu oubliée. Jusqu’à ce que l’on prépare le voyage avec Nico. C’est l’occasion ou jamais, me dit-il! Son ancien coloc l’a fait et lui en a dit beaucoup de bien. Mouais, j’étais moitié curieux, moitié flippé. 10 jours sans parler quand même! La discution revenait régulièrement, je disais toujours « pourquoi pas » on verra. Puis un enchainement d’éléments allait forcer ma décision. D’abord, lors d’une discution un peu « musclée » avec Nico, il m’a reproché de ne pas m’engager assez, « l’escalade? Mouais prend le matos j’essaierai peut-être. L’Iran en vélo?? On verra sur place en fonction du feeling. Vipassana??? Inscrit-toi, je ne sais pas encore trop… ». Nico est quelqu’un qui aime jouer collectif, aussi aurait il voulu que je sois plus incisif dans les décisions d’activités communes. « Je ne veux pas qu’on voyage en parallèle, mais qu’on partage de vrais expériences, autrement c’est inutile de voyager ensemble! » Suite à cette discution, j’ai appris que les parents de Michelle ne souhaitaient plus m’accueillir chez eux. J’avais donc prévu beaucoup trop de temps pour Mumbai. Or, s’il existe des centres dans le monde entier, l’Inde est LE pays pour faire Vipassana. D’un coup d’un seul, je me suis connecté et inscrit au premier centre dispo vers Mumbai, aux dates m’allant le mieux. Ne voulant pas passer mon anniversaire là-bas, je me suis inscrit à la session du 1er au 12 août. 

Lors de l’inscription, il est demandé de lire SCRUPULEUSEMENT, le Code de discipline. Ayant trop peur de perdre mon soudain courage, j’ignorais purement la lecture. Quelques minutes suffisent. C’est gratuit. Un mail de confirmation plus tard, me voilà devenu NM-13. Nicolas était surpris par ma fulgurante décision. Moi aussi.

Quelques jours plus tard, nous croisions un Iranien/Australien qui allait vite devenir notre ami: Morteza. De nouveau, une sérénité incroyable. Alors que nous avions 1 heure de retard à un rendez-vous pris seulement 2 heures plus tôt, il nous avait accueilli avec un grand sourire, sans une once de colère ou de rancoeur. Autre exemple, lui-même végétarien, il a commandé un plat de légumes aux restaurant. Par erreur, celui-ci contenait de la viande. Renvoyé en cuisine, la même assiette revint, contenant encore un peu de viande, le cuistot ayant juste ôté les gros morceaux. Envoyé de nouveau en cuisine, la même assiette revint. Trois fois. Je suis près à faire un esclandre, « on se moque de nous »! Mais Morteza reste impassible, essaye d’être le plus discret possible, puis voyant mon agacement me dit « c’est un ignorant, il ne sait pas ce qu’il fait, ne lui en veut pas… Soyons discrets, sans quoi ce pauvre gars pourrait se faire virer ». Quelle gentillesse! Morteza a aussi fait Vipassana. C’est bon signe! Le jour J approchant, je lui pose plein de questions… Mais assez vite, il me dit comme Chris « je préfère ne pas t’en dire plus, tu comprendras pourquoi ».

Mais alors qu’est ce que Vipassana?

Vipassana signifie littéralement « voir les choses comme elles sont », sous entendu « pas comme on voudrait qu’elles soient ». Afin d’y parvenir, Gotama Buddha, créateur du bouddhisme, a mis en place une technique basée sur la méditation. C’est cette technique qui nous est enseignée. Cette technique se veut simple et purement méthodique, elle convient donc à tous, quelques soient l’age, le sexe, la religion, le niveau intellectuel. Les instructions sont très faciles à comprendre. Le but est de faire disparaître les trois maux suivants : le manque, la souffrance et l’ignorance. Alors on tente le coup ? 

Bienvenue jeune Padawan

Mon arrivée au centre fut plus que chaotique. Ayant mon sac à dos, les taxis veulent me faire le double du prix (1€ au lieu de 0.5€). Question de principe, j’irai à la gare à pied. Du coup je loupe le train. Puis au changement je ne comprends que trop tard que la gare a deux « plate-formes 4 ». Je loupe à nouveau le train et doit attendre 1h30. Je vais être limite à l’heure ! Ma carte sim Indienne rend l’âme à cet instant. Plus d’internet. Évidemment je n’ai noté nul part l’adresse ni mon numéro, le fameux NM13. Le moins que l’on puisse puisse dire c’est que je stresse grave. 

Finalement j’arrive à la gare, dis Vipassana au touk-touk, et me voilà aussitôt au centre. 

Accueil ni sympa ni pas sympa; administratif. Je discute un peu avec les autres élèves. Ils sont très curieux je suis le seul étranger. Il y a bien Marie Christine française 60 ans mais hommes et femmes sont assez vite séparés. Les élèves me racontent combien certains ont maigris, combien d’autres ont voulus partir en ont été empêchés. « Il y a même un mec qui s’est échappé et a été retrouvé le lendemain dans la jungle ! » . Gloups. Je dois signer un papier, m’engageant à rester pour toute la durée, les 11jours. On me demande d’ôter mes bracelets. Puis de donner mon téléphone et mes livres. » Vous les récupérerez dans 10 jours » Puis on me tend le Code de discipline. Je suis invité à le lire avant de signer un nouvel engagement de rester pour toute la durée. Moi qui pensait « si ça va pas jme barre ! ». Alors je me lance dans une lecture attentive. Et je flippe comme jamais. 

Le code de discipline. 

Il fait partie intégrante de la méthode Vipassana et doit être scrupuleusement respecté. Il a pour but de nous couper totalement de tout ce qui pourrait nous déconcentrer. 

Obligations :

  • Interdit de tuer 
  • Interdit de voler
  • Interdit d’avoir une activité sexuelle
  • Interdit de mentir 
  • Interdit de prendre drogue ou médicament 
  • Interdit d’avoir un lit confortable 
  • Interdit de porter des bijoux ou signes religieux 
  • Interdit de manger après midi. (Un thé et un fruit sont servis aux nouveaux élèves néanmoins). 
  • Interdit de lire et écrire 
  • Interdit de pratiquer des rituels d’une religion (jeûn, prières,…) 
  • Interdit de fumer et de faire de l’exercice 

Mais le plus dur n’est pas là, le plus dur c’est d’observer le « Noble Silence »: le silence du corps, de la parole et de l’esprit. Donc :

  • Interdit de parler 
  • Interdit de communiquer par signes
  • Interdit de se regarder

Je me demande qu’est ce que je fou là. Je suis suis terrorisé. Le planning m’achève:

4h00 réveil, 21h30 extinction des feux. Entre les deux 13h de meditations. 2 repas. Et quelques pauses…

Je suis à deux doigts de fuir. C’est maintenant où jamais. Avec tout les papiers que je signe… En plus c’est une démarche volontaire et gratuite : le stage est payé par les dons des anciens élèves. Ce serait donc un énorme manque de respect que de partir… Allez je reste! (Hommage à Julien Lepers).

Mon chez moi pour 10 jours 

La chambre est spartiate mais je n’ai besoin de rien. J’ai de la chance de ne pas être en dortoir. 

Les infrastructures sont aussi humbles:

Salles de méditation:

Le hall 

C’est parti pour 10 jours ! 

Mes impressions ? 

Les premiers jours ont été extrêmements difficiles. Le tout premier jour, je n’arrivais même pas à me concentrer sur ma respiration, j’étais tellement angoissé que je ne respirais pas normalement! On prend malgré tout le rythme et dès le deuxième jour je me sentais legèrement mieux. Puis les jours passent – très lentement – jusqu’au dixieme jour. Il m’est difficile d’exprimer réelement mes impressions ici. Chacun vit Vipassana à sa manière… Et tout ce que je pourrais écrire ici pourrait influencer un lecteur qui voudrait tenter l’experience. Tout ce que je peux dire c’est que, pour moi, cette expérience a été longue et douloureuse, sans doute l’experience la plus difficile de ma vie. Cela dit les effets bénéfiques se font déjà ressentir sur ma vie. J’ai eu l’occasion de trier, ranger, ordonner mes pensées, avancer dans mes reflexions, prendre de la maturité en somme. Je ne regrette donc pas du tout cette experience. Oui ça a changé ma vie.

Avertissement aux futurs élèves.

Comme l’indique l’introduction de l’article, j’ai été chanceux de tirer bénéfice de l’expérience car mes motivations n’étaient pas bonnes. J’étais curieux et attiré par le challenge. Premièrement la curiosité ne suffit pas, pour bien vivre Vipassana il faut être determiné à se lancer dans la méditation. Deuxièmement, il est ridicule de le faire pour le challenge; le but de Vipassana étant de combattre son ego, il n’y a aucune gloire à en tirer. De plus la démarche est gratuite et volontaire! C’est comme si quelqu’un décidait d’aller volontairement en prison pendant 10 jours pour se prouver qu’il en est capable… Ridicule!

Un nouvel élève ne doit pas s’attendre à passer un moment « cool ». Oubliez l’image de la méditation sous un arbre ou face à un paysage magnifique. Ce sera les yeux fermés dans un hall. Et l’unique vue sera le tee shirt de l’élève devant vous (un tee shirt « Medtronic » pour ma part, l’occasion de penser de longues heures à tonton Christophe!)

Il s’agit d’un énorme défi physique, lutter contre le sommeil pour la scéance de 4h30 à 6h30, puis des douleurs dans les genoux et le dos. Rester assis en tailleur 13h dans la journée. (Notez qu’il est autorisé d’avoir une chaise pour les personnes blessées, agées ou hamdicapées).

Il s’agit d’un extraordinaire défi mental. Car méditer 13h est impossible pour un débutant… Alors la machine à penser se met en route. C’est un voyage introspectif aussi douloureux que fascinant. Ce qui en ressort est souvent logique, parfois inattendu. La pensée est parfois circulaire, (combien de fois ai-je écris cet article dans ma tête?), alors elle fait beaucoup souffrir. Elle peut être triste, elle peut être joyeuse. Lorsque l’on se couche, la pensée est toujours là. Aucun exercice physique n’a été fait durant la journée, mais nous sommes exténués nerveusement… Impossible de dormir… A minuit les moustiques prennent le relais. Et il est interdit de les tuer… Puis à force de penser, on fini par ne plus savoir quoi penser… Cette fois c’est l’ennui. Le vrai ennui. Pas d’amis, pas de livres, pas de sport, rien. J’ignorais ce que c’était que l’ennui. Desormais je le sais.

Je ne veux décourager personne de faire cette expérience fantastique. Mais faites la en connaissance de cause, sachez que c’est 10 jours de souffrances qui vous attendent. Et le résultat vaut le coup.

Quelques anecdotes

Le premier jour j’étais tellement flippé que j’ai caché un livre dans mon sac et caché mon sac sous mon lit. Pour ne pas être tenté je me suis promis de ne pas toucher à mon sac. Voilà comment mon sac et toutes mes affaires ont moisi!! 

Le 5ème jour je m’en suis rendu compte… J’ai tout nettoyé avec un sceau d’eau et un savon, et tout le monde s’est demandé pourquoi j’étendais dehors mes affaires d’hiver alors qu’il faisait 30°!

En rangeant le sceau, j’ai glissé sur de l’eau savonnée et me suis ouvert le doigt sur 4cm. A la vue du sang j’ai commencé à perdre connaissance. Qui a dit qu’on s’ennuyait à Vipassana?

Visiblement rôter ne constitue pas une rupture du noble silence en Inde.

A chaque repas je m’installais à la même place, en face de la fenêtre ou il y avait un « grillage moustiquaire ». J’y retrouvais tous les jours mon ami le lézard. Je l’observais longuement, impassible, immobile… jusqu’au moment où un moustique ou une mouche passe à côté et… hop un coup de langue et direct dans la bouche! Il se lechait plusieurs fois les lèvres ensuite. Jamais je n’avais observé un animal avec autant d’attention.

Un jour ou j’allais vraiment mal, celui où je me suis ouvert le doigt, un des étudiants s’est assis à côté de moi. Il m’a fait un léger coup de coude puis a posé son fruit sur mon plateau. Il m’a lancé un rapide regard puis a mangé sans rien dire. Je n’ai pas compris ce geste soudain et amical… surtout totalement interdit… Ce geste m’a rempli de joie et relancé pour la journée! Or le soir même nous avons eu un discours sur la dévotion. Il nous était enseigné que la dévotion ne devait pas être aveugle, qu’il fallait parfois savoir transgresser une règle pour le bien commun. Je venais justement d’en faire l’experience!

ModifierEn principe toute distraction est interdite. Mais l’humain étant ainsi fait, il est difficile de toujours s’en passer. Voici donc une liste non exhaustive de mes passes temps préférés:

  • N°1 et de loin, observer le ventilateur de ma chambre!
  • J’ai fait un panier de basket avec un cintre, dans lequel je dunkais avec mon coussin
  • Variante, lancer le coussin aussi proche que possible du plafond sans le toucher
  • Je faisais de la musique avec un elastique a cheveux… Il suffit de le tendre plus ou moins pour faire des notes!
  • La cour faisant 67 pas, je l’estimais à 50m. J’en faisais 100 tours par jour pour faire 5km!
  • Se couper les ongles devint un plaisir. Et je me suis aussi taillé la barbe avex mon coupe ongle!
  • Avant de prendre ma douche froide à 4h du matin, je me regardais dand la glace et disait « pour la France! »
  • Avant chaque scéance de méditation, je me mettais sur les genoux et dédicaçait ma scéance à quelqu’un que j’aime.
  • Parfois j’entendais des oiseaux chanter, alors j’inventais des dialogues! « Micheline, t’as pas fait la vaisselle!! » « T’as qu’à la faire toi même Roger!! »
  • J’ai frisé le fou rire en me rejouant de mémoire certains films, comme intouchable ou le diner de con. Je me suis même fait grillé quand je me suis rejoué la scène ou Villeret prend l’accent belge et « obtient les droits »

  • J’ai essayé de me souvenir du nom de tous mes profs depuis la maternelle. CE1, Madame Robert, vrai ou nan?
  • Enfin mon meilleur passe temps était de jouer à pokemon dans ma tête! Le jeu était simple, il me suffisait de me souvenir d’un pokemon pour l’attraper. Magnéti, tu l’as ou pas???

Autre anecdote lié à l’enseignement. Il est interdit de tuer. Cela s’explique facilement. Selon l’enseignement, toutes actions entrainent réactions. Si l’action est négative, les conséquences seront négatives. Il tient donc à nous de rompre le cycle de négativité en ne réagissant pas negativement à la negativité d’autrui. Cela m’amène au 6ème jour. Je suis exténué, vraiment. Cette nuit là les moustiques ne m’ont pas lachés. Nuit horrible. À 4h le reveil sonne. Je suis toujours épuisé. J’allume et je vois un moustique sur le mur au dessus de mon oreiller. Je suis pris de rage et l’attaque soudainement. Je le loupe, il essaye de s’envoler mais il est tellement gorgé de sang qu’il galère à s’envoler. Le deuxième essai est le bon, je l’éclate contre le mur, le sang gicle sur ma main et laisse un trace de 5 cm sur le mur. La vue du sang, le mien, me ramène soudainement à la raison… Je viens de rompre une règle! J’efface les traces en vitesse… Puis je m’assied et m’interroge… Pourquoi ai-je fais ça? Le moustique n’était plus une menace, il était déjà full. En plus je vais quitter ma chambre. Je réalisais doucement que je venais de « me venger« … Autrement dit, je venais de perpétuer le cycle de négativité débuté plus tôt dans la nuit lorsqu’il m’a piqué… En allant plus loin dans la reflexion, je me suis même rendu compte qur le moustique ne voulait même pas mal faire! Il ne faisait que suivre son instinct de survie. Le chemin vers la sagesse est encore long me dis-je alors!

Après 21h, nous pouvions aller poser des questions au professeur. Il faut attendre patiemment sur son coussin (on vient d’y passer la journée) jusqu’à être appelé par l’assistant. Alors on se met en tailleur devant lui et quand il l’autorise nous pouvons lui parler. C’est assez impressionnant car d’une part une aura se dégage de lui et d’autre part il est sur un promontoire. Le prof est toujours juste mais sévère. En 11 jours je ne l’ai jamais vu sourire et encore moi rire… sauf quand je lui ai posé une question! Il faut dire que les questions concernent normalement la pratique ou la philosophie… Or ma question fut la suivante : « auriez vous des tongs à me prêter? » Ahahaha. Ca à l’air stupide comme ça mais il faut se chausser 10 fois par jours et le sol est mouillé, j’étais le seul crétin en basket! Le prof à même rigolé à nouveau quand je lui ai donné ma pointure… Il s’attendait à ce que je lui parle en inch!

Le dernier jour c’est la rupture du silence. J’ai pleuré comme une madeleine! Puis j’ai voulu parlé enfin à tous mes camarades… Quelle ne fut pas ma surprise que de constater qu’ils ne parlaient pas anglais! J’étais donc frustré pour rien!

Cela ne les a pas empèché de me sauter dessus. Les pauvres, ils ont passé 11 jours à se demander qui était ce type blanc! Ce jour là, chacun des 40 élèves a voulu son selfie avec moi.

En partant il m’ont offert un thé, des bonbons et m’ont payé mon billet de train. Chaque fois que l’un d’entre eux quittait le train, il allait à la fenêtre et lançait un bruyant « good bye matthew!! ». A la fin, tous les passagers ont commencé à me poser des questions, ils pensaient que j’étais une célébrité!

Conclusion:

Cette article a été très difficile à ecrire. Trouver l’équilibre, ne pas en dire trop… Motiver les gens à faire Vipassana mais en restant factuel, sans trop en faire. J’espère que la lecture sera moins ennuyante que l’expérience! Nico a rendez-vous dans son centre debut septembre, quelle sera son experience?

Ce qui est sûr c’est que je ne suis plus tout à fait la même personne depuis Vipassana. Gageons que le nouveau Mathieu soit un poil meilleur que l’ancien!

PS: article écrit sur un hamac au bord d’une plage paradisiaque au Sri Lanka

6 réflexions sur “« Vipassana » ou le voyage au bout de soi-même

  1. Julie castiglia says:

    Hello Matthieu!! Je confirme en CE1 c’etait bien Mme Robert :).
    Ton article est vt super interessant et franchement bravo d’avoir reussi à tenir 10 jours dans de telles conditions (moi les moustiques je les aurai tous tués!!!). Je ne sais pas trop où tu en es en ce moment dans ton voyage, mais profites bien, fais de belles rencontres et je te souhaite tout le meilleur!!!
    En souvenir de nos années de primaire 🙂 et de la classe de mer en bretagne de CE1

  2. Claire HERITIER says:

    BRAVO… quel courage d’avoir vécu jusqu’au bout une telle expérience. Je suis sûre qu’elle portera ses fruits pdt bien lgtps encore.
    Matth, tu es un gars SUPER, j’aime ta recherche pour devenir meilleur et tjrs plus toi même.
    Alors, continues à tracer ta route sur ton propre chemin pour devenir tjrs plus « celui que tu es », une si belle personne. Et merci de nous partager si généreusement tout cela.
    Je t’aime fort . Bisous tout doux.

  3. Rem's says:

    Ton article arrive exactement au moment où mon expedition passe gentillement de vacance à voyage. La différence étant que les vacances sont une parenthèse dans une vie en place (avec souvent un début et une fin) alors que le voyage devient ta vie pour, avec toutes les expériences et les rencontres pour la nourrir.
    J’ai rencontré des belles graines de hippies sur ma route et la question du silence méditatif est venu à moi. La proposition étant juste de passer une journée de voyage sans parler, simplement, ni entre nous ni aux gens que l’on rencontre. Ça m’a fait flipper pour les même raisons que toi alors que c’était que un jour! J’ai refusé, pour moi c’était stupide de passer du temps avec quelqu’un si il est impossible de partager quoi que ce soit!
    Je suis passé à côté d’une belle expérience par peur du vide, j’ai encore du chemin avant le vipassana ;).
    Je suis curieux de voir le nouveau Mathieu au retour, j’espère qu’il aura des restes au squash. Ça me fait plaisir de te lire viel ours. Ciaoooo

  4. Auclair says:

    Hello !!
    J’attendais vraiment avec impatience le retour de cette folle expérience !!! Je me demandais pourquoi il n’arrivait pas…..
    Finalement, beau cadeau d’anniversaire 2017 !! Avec le message vocal reçu hier !! Top top tout ça et crois moi qu’à l’occase, je fais VIPASSAMA !!!!!!!! Avec cricri et le tee shirt medtronic !!!!!! Et les garçons !!!!!
    Bisesssss et merci !

  5. Sév says:

    Un régal de lire toutes ces anecdotes 😀
    C’est une curieuse expérience, et comme tu l’as décrit, ça donne envie de partir dans ce travail d’introspection !
    Merci Mat!

  6. lili says:

    L’ancien Matthieu était déjà super, alors s’il est encore meilleur après Vipassana il doit être super génial ! Non ce n’est pas parce que je suis sa mère que je ne suis objective 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *